Bulletin No 2
Lorsque les tulipes seront
défleuries, supprimer les fleurs fanées, mais conserver le feuillage jusqu'au
début de l'été. Au début du mois de juin, arracher les plantes dont le
feuillage est jaune et entreposer les bulbes dans un local sec et aéré.
Début mai,
avant la plantation des dahlias, il est possible de diviser les plantes
afin d'obtenir de nouveaux pieds. En cours de saison, effectuer régulièrement
des travaux de pincement, d'éboutonnage et de tuteurage.
Dès la mi-mai,
les plantes vivaces non rustiques telles que géraniums, fuchsias,
lantanas et anthémis pourront être sorties en plein air.
Pour les
plantations de balcon, penser aux impatiens, bégonias tubéreux,
fuchsias dans les situations ombragées, aux lobélias, pétunias
et mini-dahlias pour la mi-ombre et aux impatiens Nouvelle-Guinée,
géraniums, bégonias semperflorens, sauges, verveines,
etc. en plein soleil.
Semer
directement en place les fleurs annuelles telles que calebasses, nicotianas
et zinnias, ainsi que les plantes vivaces telles que roses trémières,
aubriettes et chrysanthèmes.
Après chaque
semis ou plantation en pleine terre, il est nécessaire d'épandre préventivement
un granulé antilimaces.
Au début de l'été, nous vous recommandons
de placer vos cactus à l'extérieur, car ils apprécient les contrastes de
température entre le jour et la nuit.
Sur toutes les
plantes d'appartement, en cas de fortes populations de pucerons ou mouches
blanches, observables par la sécrétion d'un miellat et le développement d'un
champignon noir (fumagine) à la face supérieure des feuilles, effectuer un ou
plusieurs traitements avec un insecticide à base de diazinon tel que Alaxon
D. En revanche, en cas de présence de cochenilles, nettoyer les feuilles
et les tiges avec un chiffon imbibé d'eau savonneuse.
Les maladies foliaires se développant sur
les rosiers (oïdium, taches noires et rouilles)
peuvent être efficacement combattues par des interventions chimiques, malheureusement
répétées, avec un fongicide à base de triforine tel que Funginex ou Belrose.
Par ailleurs, ne pas oublier d'enlever régulièrement les fleurs fanées ainsi
que les drageons car ils affaiblissent la plante.
La lutte contre
les chenilles processionnaires du pin actuellement visibles dans les jardins
s'effectuera début septembre.
Les
dépérissements partiels ou totaux couramment observés sur les thuyas
sont généralement causés par des attaques d'insectes xylophages. En cas de
symptômes, nous vous conseillons de couper puis brûler immédiatement les
parties atteintes, car la lutte chimique est inefficace.
Lorsqu'il n'y aura plus de risques de
gel, aux environs de la mi-mai, il sera possible de planter les tomates
en ayant soin de peu arroser en début de culture afin de favoriser
l'enracinement des plantes.
Courant juin,
il est possible de semer les différentes salades et laitues, courgettes,
épinards, carottes, haricots, poireaux, bettes à
tondre, radis, persil et ciboulette.
A la mi-juin,
repiquer au jardin les brocolis, navets, céleris-raves et
branches, poireaux, ainsi que tous les choux.
Enfin,
supprimer les hampes florales de la rhubarbe afin de prolonger la
récolte.
Les interventions chimiques contre la tavelure et l'oïdium sur les pommiers et contre la tavelure sur les poiriers sont à renouveler régulièrement jusqu'à la fin juin.
Les pommiers,
poiriers et noyers peuvent être protégés biologiquement contre le
carpocapse en pulvérisant un insecticide à base de granulose dès la mi-juin. La
première intervention s'effectue à pleine dose, les suivantes à demi-dose, tous
les 15 jours.
Les plantations
de fraises dès la deuxième année peuvent être protégées contre les maladies du
feuillage en pulvérisant au départ de la végétation un fongicide cuprique tel
que Cupromaag ou Cuprofix.
Contre la
mouche de la cerise, sur les variétés mi-tardives et tardives, mettre en
place des pièges jaunes englués du type Rebel qui sont le seul moyen de
lutte autorisé.
Sur les pêchers,
après la chute naturelle des fruits, effectuer un éclaircissage afin de laisser
un fruit tous les 10 à 15 cm.
La présence d'aoûtats dans les gazons
peut être combattue sans toxicité pour l'environnement par poudrage avec du
soufre sous forme de poudre.
En cas de forte
présence de mauvaises herbes dans votre pelouse, il est possible de
traiter avec un désherbant sélectif tel que le Selectox Royal.
Remanier les
tas de compost afin de les aérer et ne pas oublier de les protéger du soleil
par des planches ou des tôles.
La conservation des fleurs coupées
La durée de vie
des fleurs coupées est une notion très variable qui dépend des espèces et
variétés florales, des conditions de culture, ainsi que des techniques de
récolte et de conservation.
Une fois
coupée, la fleur se trouve séparée de la plante-mère qui assure ses besoins et
doit faire face à des contraintes de trois ordres:
Déséquilibre hydrique causé par l'obstruction vasculaire de nature microbiologique, physique et physiologique;
Déséquilibre alimentaire dû à la récolte prématurée et certaines carences pendant le cycle de distribution;
Déséquilibre des régulateurs de croissance, qui se traduit par des dommages dus à l'éthylène, le jaunissement des feuilles et l'inhibition du développement de la fleur.
L'eau et les
substances nutritives sont absorbées dans la tige par les vaisseaux du bois.
L'absorption d'eau par les feuilles, donc par les stomates, est négligeable et
n'intervient pas pour l'approvisionnement en eau de la fleur coupée. Ainsi,
toute obstruction de la surface de coupe de la tige influence négativement la
vie des fleurs en vase.
De nombreux facteurs
tendent à diminuer l'absorption d'eau par les tiges. Après un à deux jours, la
quantité de bactéries présente dans une solution d'entreposage non traitée
atteint un niveau très élevé, de l'ordre d'un million de bactéries par ml, et
entraîne le bouchage des vaisseaux situés au-dessus de la surface de coupe.
Conséquence très rapide: le ramollissement généralisé des fleurs.
Une fleur récoltée
réagit à la coupe en activant des enzymes qui cicatrisent la plaie, mais qui
diminuent l'absorption d'eau (obstruction physiologique). En recoupant
régulièrement la base des tiges, on empêche la cicatrisation, mais rapidement
les vaisseaux se bouchent plus haut dans la tige, rendant la recoupe sans
effet.
Par ailleurs, les
tiges et les feuilles plongées dans l'eau produisent des métabolites qui se
transforment rapidement en poisons cellulaires. Ces composés sont à leur tour
absorbés par les tiges et accélèrent le processus de fermeture des vaisseaux.
Ainsi, le plongement des tiges dans d'importantes quantités d'eau n'améliore
pas la conservation des fleurs, mais augmente ce phénomène.
La coupe des tiges en
biais n'influence pas l'absorption d'eau par la tige car le diamètre et le
nombre de vaisseaux capillaires restent constants. En revanche, cette manière
de procéder a pour avantage d'endommager le moins les vaisseaux.
Si l'on brise, écrase
ou fend les tiges, on augmentera momentanément l'absorption d'eau, car les
cellules éclatées feront mèches durant un certain temps et faciliteront
l'absorption d'eau, mais par contre on créera un excellent milieu d'infection
pour les bactéries. Ce qui peut représenter un avantage à court terme s'avère
nettement néfaste à long terme.
L'arrosage des gazons
La qualité et la
longévité d'un gazon dépendent étroitement d'une gestion optimale de
l'arrosage. Des arrosages inappropriés pourront favoriser le développement de
maladies et ravageurs,
un mauvais enracinement du gazon
ainsi qu'une dégradation rapide de la surface de végétation.
A Genève, nous
observons un déficit hydrique des pelouses du mois d'avril au mois d'octobre
(différence entre la pluviométrie et l'évapotranspiration du gazon). A titre
d'exemple, le manque d'eau correspondant aux besoins en arrosages, est
d'environ 60 litres/m2 pour le mois de juillet.
Voici quelques règles
à observer pour un arrosage de qualité:
Arroser le moins souvent possible, c'est-à-dire apporter de grandes quantités d'eau à intervalles espacées. Ceci, afin de ne pas favoriser le développement de maladies en maintenant une humidité constante du sol ou maintenir un enracinement superficiel du gazon, peu résistant à l'arrachage et à une sécheresse prolongée;
Arroser le soir ou le matin afin de diminuer les pertes par évapotranspiration. Néanmoins, un arrosage au milieu de la journée par forte insolation ne provoque pas de brûlure par "effet de loupe" car le foyer ne se forme pas sur les brins de gazon;
L'arrosage doit s'effectuer à faible débit afin de permettre à l'eau de pénétrer profondément dans la terre et non de ruisseler à sa surface. Dans un sol normal, le temps d'arrosage (plusieurs heures) est égal au temps nécessaire au ressuyage.